« DENIS GAUD et SON ORCHESTRE » – Vendredi 9 Novembre, 20h30

… alias « LE BAL DES NIGAUDS »

Danses et bonne humeur, sons et lumières, minimalisme et animalisme !

Denis Gaud et son orchestre_affiche

DENIS GAUD & SON ORCHESTRE,

Trois mauvais garçons, drômois, des punks à guitare bien sapés ? Ou plutôt ultra-sapés, trop sapés, ou sapés avec une sublime dose de mauvais goût ?
Pas punks; juste outranciers, par jeu, par dérision, tchao l’amour propre, bonjour la rigolade et une poésie burlesque teintée de kitch !
Il y a donc des choix esthétiques dans la mise en scène, ils annoncent d’entrée la couleur, mauve-fushia, on sait pas trop mais c’est trop.
Et ça joue bien ! Le choix des instruments aussi précisent que nous sommes devant des énergumènes issus de la musique de rue, contrebassine (cuvette transformée en contrebasse à une corde par l’ajout d’un manche à balais), Cajon affublé d’une pédale de grosse caisse inversée, et puis deux guitares, l’instrument fétiche des voyageurs.
Étonnamment ils attaquent leur répertoire par le « Gorille » de Georges Brassens. Burlesque ? Pas franchement, peut-être par les arrangements musicaux, mais pas tant. Alors ?
La force de certaines chansons qui leur sont chères n’est pas galvaudée, pas de poésie à rajouter, pas de roulements de » r » pour donner un exotisme désuet, seules les mimiques récurrentes du « percuteur » ou l’emploi de la contrebassine sont là pour nous confirmer que nous sommes bien devant un spectacle décalé.
Le sourire scotché sur la bobine de chaque spectateur, les oreilles grandes ouvertes et l’encéphale open, on se laisse balader dans un répertoire de chansons françaises tous azimuts, toutes périodes, passées-oubliées voire désuètes, grandes célèbres et devenues intemporelles, puis carrément contemporaines.
Ça percute !! C’est drôle ! Chacune trouve sa place !
Mais au-delà de la théâtralité et du talent de ces trois interprètes, il y a un véritable travail de création musicale, peu commun, qui nourrit encore cet univers taquin, provocateur et burlesque, mais le burlesque se fond alors dans une véritable poésie chargée de sens.
C’est à la croisée des époques et des auteurs qu’ils effectuent des compactages ludiques, qu’ils piochent avec opportunisme le refrain de ci pour l’accoupler, le fondre avec le texte de là.
Un côté pirate des mots et des sons qui fonctionnent à merveille, qui fait sonner les chansons différemment, qui leur donne une nouvelle vie, de nouvelles couleurs, mauve-fushia peut-être ??
Dans ce domaine, la médaille reviendrait peut-être à l’hybridation de la sacrée et intouchable « Mauvaise réputation » de Brassens, dans laquelle ils ont glissé l’air et les chœurs de la « Salsa du Démon », stupéfiant de réussite poétique et de drôlerie !
Tonton Georges se serait bien marré avec ce trio de délinquants de la chanson…

> Samuel Keller (guitares / contrebassine/ voix / chœurs)

> Eric Relier (pércuterie)

> Thierry Dupuis (guitares / contrebassine/ voix / chœurs)

 

 

Concert : Prix libre & conscient

Petite restauration sur place.


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s